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Pourquoi les dentistes étaient en grève ?

Mieux valait ne pas avoir une rage de dents la semaine dernière. En effet, 60 % des cabinets dentaires de l’Aisne étaient fermés pour cause de grève. « Nous avons suivi un mouvement national lancé par la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) », explique Jean-François Seret, secrétaire adjoint de l’Association des dentistes de France (ADF). La raison de leur grogne : la mise en place d’un règlement arbitral initié par le précédent gouvernement concernant le plafonnement des tarifs des prothèses (couronnes, bridges, implants) en échange de revalorisation des soins conservateurs, comme le détartrage. Vous pouvez chercher plus d'aspirateur de poussière sur outil dentiste.

 

 

« L’application de ce règlement arbitral devait commencer en 2018, finalement il a été reporté à 2019 par le gouvernement Macron. De nouvelles négociations ont commencé il y a deux mois, c’est bien, mais nous, ce que nous voulons, c’est purement la suppression de ce règlement arbitral ». Avec ce règlement arbitral, les actes de soins en dentisterie seraient moins bien rémunérés, « mais 80 % des actes faits en cabinet sont déjà réalisés sans le moindre bénéfice », fait savoir Jean-François Seret avant d’ajouter : « On nous reproche que les prothèses soient chères, mais cela compense le manque à gagner des tarifs des soins. Qu'est-ce que l'articulateur dentaire ?

 

On doit payer notre cabinet, le personnel, le matériel… On nous dit que cette réforme permettra un meilleur accès aux soins, mais les soins sont déjà très bien remboursés. Si les gens ne viennent pas chez le dentiste, c’est juste parce qu’ils ont peur ». L’homme craint qu’avec cette réforme, la dentisterie ne devienne une « dentisterie administrée, où le patient ne pourra plus choisir librement son patricien, ni son traitement ».

 

Le projet d'avenant à la convention, négocié depuis plus de quatre mois entre les trois syndicats (FSDL, CNSD, Union dentaire) et l'Assurance maladie, prévoyait de revaloriser un certain nombre d'actes de base, dits soins conservateurs (détartrage, carie), en contrepartie d'un plafonnement des actes liés aux prothèses (couronnes....), plus rémunérateurs pour les professionnels.Dans sa dernière proposition, l'Assurance maladie, avec les complémentaires santé et le Fonds CMU-C (pour le financement de la couverture maladie universelle), avait mis 806 millions d'euros sur la table pour revaloriser les actes de base, somme jugée insuffisante par les syndicats. Ces derniers avaient évalué leurs besoins à 2,5 milliards d'euros.

 

 

 

 

Des dentistes formés dans le privé autorisés à exercer : les syndicats s’insurgent

 



15/12/2017
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